Les essais menés par Meta à la demande de l’État seraient concluants, selon la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck. Si l’ouverture se confirme, elle pourrait offrir aux créateurs ivoiriens une source de revenus directe. Mais le nombre d’abonnés ne fera pas tout.

C’est une perspective que beaucoup de créateurs ivoiriens attendent depuis longtemps. Le 1er octobre 2026 à Abidjan, des membres du gouvernement ont tenu une séance de travail avec des représentants du groupe Meta pour préparer l’ouverture de la monétisation des contenus numériques dans le pays. À l’issue de cette rencontre, la ministre Françoise Remarck a déclaré que les nouvelles étaient bonnes. D’après les informations disponibles, plusieurs mois de tests menés par Meta à la demande de l’État se sont révélés positifs.
Ce dossier n’est pas nouveau. Les discussions avaient été ouvertes le 2 février 2026 à Abidjan entre la ministre et René Bourgoin, président de la HACA. Aujourd’hui, le gouvernement s’appuie sur une task force réunissant les ministères de la Communication, du Commerce, de la Transition numérique et de la Culture.
À ce stade, aucune date ni aucune modalité n’ont été officiellement communiquées. À titre indicatif, un créateur disposant d’une communauté d’au moins 100 000 abonnés pourrait potentiellement générer entre 500 dollars (environ 300 000 FCFA) et 1 200 dollars (près de 700 000 FCFA), voire davantage. Ces montants restent variables et dépendent du nombre de vues, de l’engagement, de la localisation de l’audience, de la thématique abordée et surtout de la valeur publicitaire des contenus.
Toutes les niches ne rapportent pas de la même manière. Les contenus liés à la finance, à la technologie, à l’éducation ou aux informations pratiques attirent généralement davantage les annonceurs. Faire des millions de vues ne garantit donc pas de gros revenus : une vidéo très vue peut rapporter peu si son audience ou son sujet intéresse peu les annonceurs.
Pour les créateurs, y compris les médias régionaux comme ceux du Sud-Comoé, l’enjeu est désormais de bâtir une audience solide et fidèle, et de produire des contenus à forte valeur ajoutée. La qualité, la niche choisie, l’engagement et la valeur de l’audience feront la différence. Reste à attendre les annonces officielles du gouvernement et de Meta sur le calendrier et les conditions d’éligibilité.
Assouba24.com – Le kpakpato du Sanwi vous informe.
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